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Au cours des dernières années, les médias sociaux ont bouleversé le monde des communications en offrant de nouvelles façons d’interagir facilement avec une ou plusieurs personnes, et ce, dans un temps presque réel. Cette section vous propose des informations, des conseils pratiques et des outils qui, nous l’espérons, vous aideront à adopter de bonnes pratiques d’utilisation des médias sociaux.

Le 15 septembre 2015, la Commission scolaire du Pays-des-Bleuets a adopté une politique sur l’utilisation des médias sociaux, qui s’adresse autant aux membres du personnel qu’aux élèves et leurs parents. La politique énonce clairement la position de la Commission scolaire sur l’utilisation des médias sociaux, définit les rôles et responsabilités de chacun et précise les comportements à adopter. Lisez le document en cliquant ici.

La section « Médias sociaux » a été librement inspirée par le travail de recherche fait par la Commission scolaire Marie-Victorin.

  • Qu'est-ce qu'un média social? +

    Contrairement aux médias traditionnels comme les journaux et la radio, les médias sociaux facilitent les interactions sociales et permettent de publier du contenu, de le modifier et de le partager. Ils font désormais partie de notre quotidien, particulièrement de celui de nos jeunes. Les médias sociaux sont nombreux et présentés sous diverses formes, dont les sites de réseautage (Facebook, LinkedIn), les blogues et microblogues (Twitter), les sites de recherche collaboratifs (Wikipédia), les plateformes de clavardage (Skype, Messenger), les sites de partage (Youtube, Flickr, Vimeo, Instagram) ainsi que des jeux sociaux (Club Pingouin). Tous ces médias sont facilement accessibles grâce aux téléphones intelligents, tablettes électroniques, consoles de jeux vidéo et autres.

    Que ce soit pour s’informer, apprendre, communiquer ou se divertir, les médias sociaux nous facilitent grandement la vie. L’accès à l’information ainsi qu’aux personnes n’aura jamais été aussi rapide. C’est la première source de référence considérée par les jeunes, et la validité de la source s’avère primordiale en ce sens. Même si ces outils ont une valeur indéniable, il est important de savoir comment les utiliser de façon positive et sécuritaire.

    Découvrez-en plus sur les principaux médias sociaux avec le document Médias sociaux 101.

  • Accompagner mon enfant sur les médias sociaux +

    La grande popularité des médias sociaux auprès de nos enfants entraîne de nouvelles préoccupations pour les parents. N’hésitez pas à utiliser ces médias de façon judicieuse, notamment en apprenant à vos enfants l’importance de bien gérer leurs informations personnelles et de faire attention à ce qu’ils peuvent dire ou faire.

    À cet égard, la meilleure façon de les aider est de voir ce qu’ils font. Le but n’est pas de les espionner, mais de les guider dans leurs interventions. En effet, si votre enfant participe à des discussions sur Internet, il agit socialement et, comme dans le monde tangible, il est possible qu’il commette des erreurs. Mieux vaut ainsi prévenir afin de donner à votre enfant de bonnes habitudes qui lui seront utiles tout le reste de sa vie!

    Astuces :

    • Gardez les accès à Internet dans un espace commun. Bien qu’avec la technologie mobile ce soit de plus en plus difficile à gérer, vous pouvez tout de même déterminer ensemble les zones d’accès permises.
    • Sensibilisez-le. Aidez votre enfant à faire la distinction entre l’information privée et celle qui peut être partagée, sans conséquence fâcheuse.
    • Soyez en contact avec votre enfant sur les médias sociaux, en devenant son ami sur Facebook ou en le suivant sur Instagram, par exemple. S’il a honte des propos ou des photos que vous pourriez voir, c’est probablement parce qu’il ne devrait pas les publier.
    • Instaurez des limites claires. Déterminez des périodes d’utilisation, notamment en utilisant les options de contrôle parental qu’offrent les compagnies de câblodistribution.

    Contenus violents ou haineux

    Les filtres de protection ne sont pas toujours efficaces pour protéger les enfants des contenus violents ou haineux. En naviguant sur Internet, votre enfant peut être exposé à toutes sortes de contenus, dont certains peuvent être très perturbants. Si votre enfant vous pose des questions sur des sites ou des pages à caractère violent ou raciste, interprétez les images et les messages. Répondez aux questions en fonction de leur âge afin de les aider à comprendre mais surtout à se sentir en sécurité. Atténuez l’impact des médias, replacez les événements dans leur contexte et mettez l’accent sur les éléments positifs.

  • L'importance des paramètres de sécurité +

    Il est essentiel de contrôler ses paramètres de sécurité sur certains sites de réseautage, et de prendre le temps de vérifier les paramètres de nos différents profils. Cela permet de choisir les renseignements que nous voulons rendre accessibles et de bien déterminer à qui nous les destinons. Il est conseillé de ne jamais inclure de données personnelles à notre profil comme la date de naissance, le numéro de téléphone, l’adresse postale, le numéro d’assurance sociale ou toute information qui pourrait être récupérée par des compagnies de marketing, des usurpateurs d’identité, des prédateurs sexuels, etc. Moins on révèle de renseignements à notre sujet, plus on est en sécurité. Il ne faut jamais accepter les paramètres de sécurité par défaut sans en avoir pris connaissance. Assurez-vous de regarder ce qui s’y trouve, et apportez des modifications au besoin pour que les choix correspondent à vos préférences.

    Fraudes

    Certaines compagnies frauduleuses prennent toutes sortes de moyens pour gagner votre confiance et vous tromper. Les exemples sont nombreux : reproduction d’un logo en tous points identique à celui d’une entreprise connue, redirection vers un faux site Internet, etc. Ces façons de faire leur permettent de vous soutirer des renseignements personnels qu’ils pourront ensuite réutiliser illégalement.

    Astuces :

    • Ne répondez pas à des courriels demandant des renseignements personnels.
    • Évitez de cliquer sur des liens dans un courriel dont vous ignorez la provenance.
    • Utilisez un filtre anti-hameçonnage qui permet d’identifier les sites Internet frauduleux avant que vous ne les visitiez.
    • Dans le doute, communiquez directement avec l’institution ou l’entreprise par téléphone.
  • Plus discret, moins de regrets +

    Nous avons tendance à sous-estimer la portée que peuvent avoir les informations que nous diffusons sur Internet. Aussi, avant de partager une conversation ou un événement du domaine privé, on peut se demander si nous voulons que cette information soit connue de tous. Il vaut également mieux demander l’avis des personnes concernées avant de diffuser une nouvelle les concernant, de même qu’il faut respecter la vie privée de ses amis et ne pas partager une photo d’eux sans leur autorisation.

    Depuis quelques années, les médias rapportent régulièrement des histoires troublantes liées à un phénomène propre aux médias sociaux : le partage d’images d’autrui, intimes ou personnelles, sans le consentement des personnes concernées. Ce phénomène est inquiétant, et pour cause, puisqu’il peut détruire la réputation de ces personnes et même mener à des poursuites judiciaires pour la ou les personnes qui ont diffusé et partagé ces images. Conseillez à votre enfant de ne pas prendre de photos intimes, ni de lui-même ni des autres, car il est trop facile d’en perdre le contrôle. Par exemple, un ami pourrait emprunter son cellulaire et, « pour rire », diffuser les photos sans consentement. La vengeance est souvent un motif invoqué pour la publication de photos ou de vidéos compromettantes : une personne qui se sent rejetée par son amoureux ou amoureuse va parfois utiliser ces images sans autorisation pour dénigrer, rabaisser ou humilier l’autre. Le meilleur moyen d’éviter une telle situation est de ne pas se laisser prendre en photo dans des situations intimes et de ne pas en envoyer!

    E-réputation

    Connaissez-vous l’e-réputation ? Il s’agit de notre personnalité numérique, qui se construit selon les publications que nous partageons, les photos que nous publions et les pages que nous aimons. Tout comme dans la vie réelle, notre réputation numérique nous précède lorsque nous rencontrons de nouvelles personnes ou que nous postulons pour un emploi. D’ailleurs, de plus en plus d’employeurs vérifient l’e-réputation de candidats potentiels. Il arrive que des personnes qualifiées pour un poste, qui ont bien performé lors des entretiens d’embauche, soient écartées du processus en raison de propos tenus sur les médias sociaux.

  • Amitiés réelles ou virtuelles +

    Avec la venue de Facebook, la définition de l’amitié s’est élargie. Il est maintenant possible d’avoir accès à un grand nombre d’amis à travers les médias sociaux. Mais ces amitiés virtuelles sont-elles réelles? Ces amis constituent toutefois un réseau social fort intéressant et même utile, notamment pour partager de l’information rapidement, participer à des discussions, soumettre des questions, etc. Ce réseau permet d’établir un contact privilégié entre un ou des groupes de personnes et donne accès à une multitude d’informations.

    Certaines personnes vont tout faire pour augmenter leur nombre d’amis sur les médias sociaux. Mais à quel prix? Plusieurs études attribuent un facteur de stress lié au nombre d’amis virtuels. Notamment, on peut craindre de voir ce que l’on publie être repris hors contexte et ainsi subir des conséquences fâcheuses. Il est recommandé de restreindre l’accès à notre profil et de créer des listes de diffusion. De cette façon, il est plus facile de contrôler les publications qui nous concernent et d’éviter les risques de dérapage.

    L’anthropologue Robin Dunbar explique, dans un ouvrage intitulé « Le Nombre magique de Dunbar », qu’une personne ne peut entretenir plus de 150 relations. En raison de la taille de notre cerveau, il est difficile de suivre plus de 150 personnes à la fois (découvrez-en plus en cliquant sur ce lien). Il est donc suggéré de diviser nos amis en sous-groupes et d’évaluer les demandes d’amis reçues… et ce n’est pas obligatoire d’accepter toutes les demandes!

    Qui se cache derrière le clavier?

    Nous ne savons jamais qui se cache réellement derrière le clavier. Il existe des personnes malintentionnées qui utilisent de fausses identités pour tisser des liens de confiance avec des victimes potentielles dans le seul but de les exploiter, de les manipuler ou même de les agresser. Qui peut deviner que derrière la photo de Charlotte, 11 ans, se cache en réalité Jean-Pierre, 42 ans? Ou que le séduisant Patrick, qui noue des amitiés avec des femmes célibataires sur Facebook, est en réalité Maude, qui soutire de l’argent à ces mêmes femmes?

    Si vous vous inquiétez au sujet de la sécurité de votre enfant en ligne, vous pouvez consulter le site www.cyberaide.ca. Vous pouvez même soumettre un signalement si vous soupçonnez des activités douteuses ou dangereuses comme la cyberprédation (leurre d’enfants par Internet), la pornographie juvénile, la diffusion de matériel sexuellement explicite, etc.

  • Les comportements à adopter +

    Les moyens de communication électronique comportent des avantages et des opportunités indéniables, d’où leur popularité et leur usage répandu. Reconnaître leur utilité, c’est aussi considérer les risques qu’ils représentent. La facilité de publication de contenu, l’impression d’anonymat, l’effet viral qui y est associé, la portée à grande échelle et la permanence de certaines informations dans l’espace virtuel sont autant de facteurs qui accroissent les impacts potentiels d’une atteinte à la réputation professionnelle ou à l’image d’une organisation. Le comportement que l’on affiche et l’usage que l’on fait des médias sociaux définissent notre identité numérique et peuvent contrevenir aux attentes citoyennes qui interpellent la profession publique occupée.

    La nétiquette

    De plus en plus de sites et de pages Facebook adoptent une nétiquette. Contraction des mots « net » (pour Internet) et « étiquette », la nétiquette est essentiellement un regroupement de règles de bienséance que doivent appliquer les internautes lors d’échanges sur Internet (médias sociaux, blogues, forums, etc.). Un nétiquette guide les échanges et s’assure que ceux-ci soient respectueux. Pour consulter celle de la Commission scolaire du Pays-des-Bleuets, cliquez ici.

    Devoir de loyauté

    Certaines personnes invoquent la liberté d’expression pour dire tout ce qu’elles veulent sur les médias sociaux, incluant des insultes envers d’autres internautes ou des critiques acerbes sur leur employeur. Sur ce dernier point, le Code civil du Québec indique que chaque travailleur a un devoir de loyauté envers son employeur. Liberté d’expression et devoir de loyauté sont donc deux concepts qui peuvent sembler contradictoires et qui suscitent beaucoup de discussions chez les juristes. Une chose est sûre : si vous souhaitez utiliser votre droit à la liberté d’expression afin de contester une décision de votre employeur, vous devriez définitivement choisir une autre tribune que celle des médias sociaux pour clamer votre divergence d’opinion.

    Voici un extrait d’Éducaloi sur le sujet : « Puis-je critiquer publiquement mon employeur si je suis malheureux au travail? Non. Ce type de comportement va à l’encontre de votre obligation d’être loyal envers votre employeur. Vous ne pouvez pas intentionnellement porter atteinte à la réputation de votre employeur (ou à celle de son entreprise) ou publier des remarques négatives sur ses produits et services. Vous avez droit à la liberté d’expression, mais vous devez aussi respecter votre employeur et l’aider à protéger sa réputation. »

    Monde virtuel, sanctions réelles

    Lors de discussions en ligne, il est aussi facile de se laisser emporter et de tenir des propos qui s’apparentent davantage à une conversation privée. Toutefois, ce qu’on écrit sur Internet laisse des traces et ce qui se partage sur Internet est pris au sérieux. Aussi, tout contenu ou commentaire inapproprié sur le Web (cyberintimidation, propos racistes ou sexistes, photos explicites, etc.) sera vite détecté, censuré et parfois même réprimé. Il est également important de mentionner que certaines actions peuvent mener à des risques de poursuites devant les tribunaux.

    Au niveau scolaire, l’école peut appliquer les sanctions disciplinaires prévues à son code de vie, selon la gravité des échanges ayant lieu par l’intermédiaire des médias sociaux. Ce code s’applique lorsque les gestes et les échanges, qui ont lieu en dehors de l’école, ont des répercussions sur la vie scolaire de l’élève. Les enseignants et autres membres du personnel peuvent aussi recevoir des blâmes ou des sanctions si leurs interventions entachent leur rôle de modèle.

  • Cyberintimidation et cyberdépendance +

    On parle d’intimidation lorsque le comportement, la parole, l’acte ou le geste, délibéré ou non, est à caractère répétitif, exprimé directement ou indirectement. Il doit aussi y avoir une inégalité des rapports de force entre les personnes concernées, ayant pour effet d’engendrer des sentiments de détresse ET de léser, blesser, opprimer ou ostraciser. Quand l’intimidation se déroule dans l’univers virtuel via les médias sociaux, les textos ou la messagerie instantanée, on parle alors de cyberintimidation.

    De nos jours, en raison des moyens électroniques de communication, les interactions sociales se poursuivent bien au-delà des heures de classe. Le dernier potin sur notre vedette préférée ou la primeur du nouveau couple formé à l’école deviennent connus en quelques clics. Il devient ainsi difficile pour les jeunes de s’exclure volontairement de cette vie sociale, car le lendemain, ils auront l’impression d’avoir manqué quelque chose. En contrepartie, toute rumeur ou tout propos haineux peut se propager rapidement et même engendrer des conséquences néfastes.

    La clé, c’est d’en parler! Si vous remarquez un changement de comportement chez votre enfant, posez-lui des questions. Si vous constatez qu’il est victime d’intimidation (ou de cyberintimidation), parlez-en à la direction de l’école. Chaque établissement scolaire possède un plan de lutte contre l’intimidation et la violence dont l’objectif est de prévenir et de contrer toute forme d’intimidation et de violence. De plus, si l’intimidation sur les médias sociaux a un impact à l’école, la direction a l’obligation d’assurer un suivi.

    Cyberdépendance

    Tout usage intensif d’Internet n’est pas une dépendance et n’est pas nécessairement négatif. Cependant, il faut savoir évaluer s’il y a cyberdépendance. Le psychologue Philippe Daris affirme que la cyberdépendance est une utilisation des technologies ou des moyens de communication offerts par Internet qui engendre des difficultés chez l’individu. Cette surutilisation amènerait un sentiment de détresse et des difficultés au niveau psychologique, social ou professionnel. Si votre enfant refuse des activités sociales, saute des repas, néglige ses cours et ses devoirs ou se couche de plus en plus tard, tout ça pour passer davantage de temps sur Internet, il se peut qu’il soit cyberdépendant.

    Des pédiatres ont observé, depuis les dernières années, l’apparition de symptômes comme l’anxiété ou l’irritabilité chez des jeunes qui passaient beaucoup de temps sur Internet. Cela dit, il existe des moyens de prévenir des dépendances en changeant simplement certaines habitudes. Et il existe des ressources pour vous aider.

    Ressources d’aide

    Plusieurs ressources d’aide existent pour les enfants souffrant de cyberintimidation ou de cyberdépendance, ainsi que leurs parents. En voici quelques-uns:

  • Liens pertinents pour en savoir plus +

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